Simulateur bonus code-de-lassurance.com : comment l’utiliser

Bureau avec ordinateur et documents pour simuler un bonus-malus d’assurance auto

Le simulateur bonus de code-de-lassurance.com aide à projeter l’évolution du coefficient de réduction-majoration, ou CRM, d’un contrat d’assurance automobile. Il permet de comprendre l’effet d’une année sans sinistre ou d’un accident responsable, mais il ne calcule pas le tarif final proposé par un assureur.

Pour obtenir une simulation utile, partez du coefficient indiqué sur votre dernier avis d’échéance ou votre relevé d’informations. Le résultat de l’outil reste indicatif : le coefficient retenu par l’assureur et les données de votre contrat font foi.

Qu’est-ce que le coefficient bonus-malus ?

Le CRM multiplie une prime de référence définie par l’assureur. Un coefficient de 1,00 correspond au point de départ. Un coefficient inférieur à 1 réduit cette prime de référence ; un coefficient supérieur à 1 la majore.

Le CRM ne représente pas un pourcentage de réduction sur n’importe quel devis. La prime de référence dépend notamment du véhicule, de l’usage, du lieu de circulation ou de garage et des caractéristiques du contrat. Deux assurés ayant le même coefficient peuvent donc payer des montants différents.

Les principales règles de calcul

  • le coefficient d’origine est 1,00 ;
  • après une période annuelle sans sinistre responsable, il est réduit de 5 %, avec un plancher de 0,50 ;
  • un sinistre totalement responsable entraîne une majoration de 25 % ;
  • si la responsabilité est partielle, la majoration est réduite de moitié, soit un facteur de 1,125 ;
  • le coefficient ne peut pas dépasser 3,50 ;
  • après deux années consécutives sans sinistre, un coefficient supérieur à 1 revient au maximum à 1.

Certaines situations suivent des règles particulières, notamment les usages professionnels « tournées » ou « tous déplacements », certains véhicules exclus sauf convention contraire et le premier sinistre après au moins trois ans au coefficient 0,50.

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Comment utiliser le simulateur ?

  1. Relevez votre CRM actuel. Ne l’estimez pas à partir du montant de votre cotisation.
  2. Vérifiez l’échéance annuelle. Le calcul ne suit pas nécessairement l’année civile.
  3. Indiquez les sinistres. Distinguez responsabilité totale, partielle et absence de responsabilité.
  4. Lancez la projection. Lisez le coefficient année par année plutôt qu’un seul résultat final.
  5. Comparez avec vos documents. En cas d’écart, reprenez les dates et la qualification de chaque sinistre.

Exemple sans sinistre responsable

Avec un coefficient de 1,00, une année complète sans sinistre responsable conduit normalement à 0,95. L’année suivante, le coefficient est de nouveau réduit de 5 %, puis arrondi selon les règles applicables. La baisse se poursuit jusqu’au minimum de 0,50.

Le bonus maximal n’est donc pas atteint en quelques années. La projection permet de visualiser cette progression sans confondre coefficient et montant de cotisation.

Exemple après un sinistre responsable

Avec un coefficient de 0,80, un sinistre totalement responsable conduit à multiplier le coefficient par 1,25, soit 1,00 avant application des règles d’arrondi. Une responsabilité partielle conduit à une hausse deux fois moindre.

Plusieurs sinistres responsables au cours de la période peuvent se cumuler. Pour une situation réelle complexe, utilisez le relevé d’informations et demandez à l’assureur le détail du calcul.

Quelle période est prise en compte ?

La période de référence correspond en principe aux douze mois consécutifs qui se terminent deux mois avant l’échéance annuelle du contrat. Un accident récent peut donc ne pas apparaître immédiatement dans le coefficient de l’échéance la plus proche.

Cette règle explique de nombreux écarts entre une simulation faite par année civile et le calcul contractuel. Saisissez les dates réelles plutôt que de répartir approximativement les événements.

Ce que le simulateur ne peut pas prévoir

  • la prime de référence choisie par l’assureur ;
  • une hausse générale du tarif ou une modification des garanties ;
  • la surprime éventuelle d’un conducteur novice ;
  • une franchise, une remise commerciale ou des frais ;
  • l’acceptation du risque par une compagnie ;
  • une qualification de responsabilité encore en cours d’examen.
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Le simulateur ne remplace donc ni un devis, ni un relevé d’informations. Son rôle est d’expliquer la mécanique du CRM et d’aider à vérifier un calcul.

Pourquoi le résultat peut-il différer de celui de l’assureur ?

Un écart peut venir d’une mauvaise date d’échéance, d’un coefficient de départ erroné, d’un sinistre placé dans la mauvaise période ou d’une responsabilité mal qualifiée. Vérifiez aussi si le contrat relève d’un usage particulier.

Demandez le relevé d’informations si vous changez d’assureur ou si vous souhaitez contrôler l’historique retenu. Ce document mentionne notamment le CRM, la période à laquelle il s’applique et les sinistres enregistrés.

Transfert du bonus lors d’un changement de véhicule ou d’assureur

Le coefficient acquis est normalement repris lors du remplacement du véhicule et pris en compte par le nouvel assureur à partir du relevé d’informations. L’identité des conducteurs habituels et les conditions du nouveau contrat restent importantes.

Changer de compagnie ne remet donc pas automatiquement le CRM à 1,00. En revanche, le prix peut évoluer parce que chaque assureur utilise sa propre prime de référence et sa propre tarification.

Bien interpréter la simulation

Utilisez l’outil pour comprendre une évolution, tester un scénario et préparer une question à votre assureur. Ne déduisez pas directement une future cotisation en multipliant votre facture actuelle par le nouveau coefficient : d’autres éléments tarifaires peuvent changer à l’échéance.

La méthode la plus fiable consiste à partir du CRM figurant sur vos documents, à saisir les événements avec leurs dates et leur part de responsabilité, puis à comparer la projection avec le relevé d’informations.

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